Le diaphragme 


Face au soleil, la pupille de notre oeil ne laisse passer qu'une faible quantité de lumière vers la rétine. Sur mon appareil, je ferme le diaphragme. Dans l'obscurité, ma pupille se dilate : j'ouvre le diaphragme de mon objectif.

Les ouvertures du diaphragme sont régies par des normes internationales. Elles expriment le rapport "focale de l'objectif sur diamètre de l'ouverture", et s'écrivent précédées d'un "f/" : f/11, f/16, f/8, etc.

Chaque valeur représente le double (ou la moitié...) de sa voisine : A f/11, la quantité de lumière qui parvient à la pellicule est le double qu'à f/16... A f/5,6 elle est la moitié de f/4... La valeur f/16 représente un diaphragme assez fermé. Par contre, f/2 est une grande ouverture !

Comment s'y retrouver ? A quoi cela sert ?

Dans le langage courant, on parle d'ouverture et les termes "grand diaphragme" et "grande ouverture" sont fréquemment employés l'un pour l'autre, ce qui n'est pas fait pour faciliter la compréhension... En fait, "grande ouverture" est synonyme de PETITE VALEUR de diaphragme.

Exemple : Si le diaphragme est réglé à f/2, ce petit chiffre signifie que le diaphragme est grand ouvert. Au contraire, avec un réglage à f/16, grande valeur, le diaphragme se présente presque fermé.

"Une image vaut mille mots", disent les chinois...

diaph16.gif (3068 octets) diaph8.gif (3093 octets) diaph2.gif (2700 octets)
F/16 F/8 F/2

D'autre part, la netteté est directement fonction de l'ouverture du diaphragme. Plus le diaphragme sera ouvert et plus la zone de netteté sera réduite. A l'inverse, quand le diaphragme est presque fermé, les rayons lumineux sont filtrés par le diaphragme et ceux que l'on cadre deviennent majoritaires (leur trajectoire devient alors globalement perpendiculaire au négatif). Cependant, en réduisant l'ouverture, on réduit la quantité de lumière arrivant sur le négatif, il faut alors réduite la vitesse (augmenter le temps de pose).

    Rayons bleus = rayons parasites.